Exemples de récit

Fiction généalogique, les coulisses

Vous le savez, mon métier nécessite une confidentialité rigoureuse, ce qui fait que je ne peux pas vous en parler ouvertement dans la plupart des cas. C’est normal, puisque les personnes dont j’écris l’histoire, narrateurs et narratrices, sont fort heureusement en vie, et leur famille aussi. Leur biographie reste donc dans la sécurité et l’affectivité du cercle familial.

De temps en temps, cela dit, se présente un ouvrage à porter à la connaissance d’un plus large public, dont je peux alors vous faire part, une fois le livre publié. Aujourd’hui, ce n’est pourtant pas d’une telle œuvre que je souhaite vous entretenir. Voyez-vous, à une occasion, j’ai notamment  été contactée pour écrire au sujet d’une personne décédée. Elle s’appelait Marie, et il ne s’agissait pas de rédiger son éloge funèbre, mais de donner du relief à sa vie ou, pour parler plus précisément, à un passage très particulier de sa vie. Sachant que le passage concerné a eu lieu entre 1906 et 1908, personne ayant connu notre héroïne n’est encore en vie. Comment faire, dès lors, pour écrire sur Marie ?

Dans un premier temps, j’ai requis plus de détails sur l’épisode à raconter :

Marie, jeune fille de quinze ans, accompagne sa sœur, son beau-frère, leur fils, et sa plus jeune sœur, sur un paquebot au départ de Saïgon et à destination de Marseille. Arrivés au niveau du Canal de Suez, le beau-frère décède. Sa femme n’a pas accès à ses fonds et n’a que ce qu’elle possède sur elle pour rentrer au Vietnam. Cela représente les voyages de retour pour elle et les deux enfants, mais il ne reste plus assez pour le transport de Marie. Celle-ci est alors confiée aux Sœurs du Bon Pasteur à Suez, dans l’attente d’un rapatriement ultérieur. Marie restera finalement deux ans à Suez avant de pouvoir rentrer à Saïgon…

À ce stade, j’ai visualisé l’importance du traumatisme subi par la jeune fille et j’ai compris pourquoi il était nécessaire de lui donner une voix en lui prêtant ma plume. Maintenant, je voudrais vous raconter comment j’ai procédé pour lui insuffler un peu de vie.

J’ai reçu les documents suivants pour étayer mon travail :

  • Un acte de décès,
  • Une attribution de pension de veuvage,
  • Des échanges de courrier et de télégrammes entre le Gouverneur Général d’Indochine, le Chargé d’Affaires de France au Caire, le Lieutenant-Gouverneur de Cochinchine, et le Président de la Société de Protection de l’Enfance en Cochinchine,
  • Un arbre généalogique,
  • Des récits d’une petite nièce de Marie, basés en partie sur les souvenirs de sa propre mère. Cela m’a donné un éclairage sur l’un des protagonistes de l’histoire, même si ce n’était pas sur Marie elle-même.

Priorité : remettre en ordre la chronologie de tous ces éléments. Grâce à cela, j’ai obtenu une trame sur laquelle baser mon histoire. Ensuite, j’ai procédé à quelques recherches de mon côté, grâce à la magie d’internet. J’ai notamment trouvé quelques pistes sur l’installation du Couvent du Bon Pasteur à Suez. J’ai aussi identifié les paquebots circulants sur le trajet Vietnam-France à l’époque. Heureusement, il y en avait peu ! J’ai ainsi pu identifier un navire plausible à intégrer dans mon récit.

Puis, j’ai laissé fuser mon imagination…

Texte à suivre dans deux jours.

Pensées

La fête des mères approche !

Vous recherchez un cadeau original pour montrer à votre mère combien vous l’aimez ? Nous vous proposons de l’accompagner dans l’écriture du livre de sa vie ! Un livre-objet unique, précieux et conçu pour durer dans le temps. Une aventure incroyable, riche en partages et en émotions.
Les Compagnons Biographes, c’est un réseau de 50 écrivains biographes à votre service, partout en France. Découvrez nos portraits et choisissez le biographe idéal pour la première femme de votre vie : www.compagnonsbiographes.net

 

Pensées

Et les secrets de famille dans tout ça ?

Voilà un sujet intéressant !

Je vous propose de regarder ce documentaire présenté par France 5 très prochainement :

http://www.francetvpro.fr/france-5/communiques-de-presse/secrets-de-famille-lheritage-invisible-26059704

Et dites-moi ce que vous en pensez quand vous l’aurez vu 😉

Pensées

L’ancêtre au coin du feu

Fermez les yeux un instant. Voilà, comme ça… Maintenant, imaginez votre grand-père assis dans un fauteuil profond près de la cheminée. Un feu ronflant y crépite, réchauffant agréablement vos membres engourdis par le froid de l’hiver. La balade a été rude pour parvenir jusqu’à la maison de votre aïeul, mais vous êtes certain que le jeu en vaudra la chandelle. Doucement, vous vous approchez du siège confortable qui accueille votre ancêtre et vous demandez : « Dis, papi, c’était comment quand tu étais petit ? » Alors, votre grand-père se tourne vers vous et commence à raconter…

Mais chut, n’en disons pas plus ! Car ce que votre aïeul s’apprête à vous révéler ne concerne que quelques paires d’oreilles triées sur le volet. Généralement, il s’agit de celles des membres de la famille. Quelquefois, le cercle des heureux élus s’étend aux amis et aux voisins. Plus rarement, au village entier.

Bien sûr, le récit de votre grand-père n’est pas exhaustif. Il ne met en lumière que les souvenirs les plus vivaces, les plus intenses, les plus importants pour le narrateur. L’histoire contée par celui-ci ne révèle pas LA vérité, mais SA vérité. Mais cela ne vous dérange pas. Car, de votre aïeul, vous avez la chance de garder cette trace. Et c’est un cadeau infiniment précieux que votre ancêtre vous a offert lors de cette mémorable soirée au coin du feu…

Et moi, dans l’histoire, me direz-vous ? Eh bien, en tant qu’écrivain-biographe, je vous propose humblement de faire des mémoires de votre grand-père un livre qui résistera au temps et à l’oubli. Appelez-moi donc et nous en discuterons 🙂

Pensées

Une écriture différente

Bonjour à tous !

Je discutais avec une cliente récemment, à propos de la finalisation de la biographie de sa maman. Elle m’a demandé si j’avais d’autres biographies sur le feu en ce moment. Alors, oui, bien sûr, j’en ai ! Si je me tiens à la confidentialité stricte pour tout ce qui concerne mes biographies, j’ai toutefois pu lui parler (dans les grandes lignes) d’un ouvrage qui va être rendu public : l’histoire d’un petit garçon qui a souffert, à l’âge de quatre ans d’un arrêt cardiaque anoxique, et de comment il a récupéré en partie ses fonctions cognitives et motrices.

Ma cliente m’a alors fait remarquer que c’était très loin du travail effectué avec sa mère. C’est tout à fait vrai ! D’un côté, je suis passeur de mémoire : je participe à la transmission d’un patrimoine essentiel au sein d’une famille. De l’autre côté, je suis passeur de message en plus de passeur de mémoire : je fais en sorte d’ouvrir la communication au-delà du lectorat familial, dans l’espoir d’améliorer la prise en charge des syndromes cardiaques chez les nouveaux-nés et des lésions cérébrales en général.

Bien entendu, l’écriture est différente dans ces deux approches. Le travail l’est donc également. Dans les deux cas, pourtant, je m’épanouis, ravie d’être à ma place au sein de chacun de ces rôles… 🙂

Belle journée à tout le monde, restez au chaud si vous le pouvez !

Julie Lucquet

Pensées

Mise en perspective

Voici une mini-bd du merveilleux Pascal Campion : http://pascalcampion.blogspot.com/2019/01/expectations.html

Pour ma part, j’oscille entre les trois dernières cases. Car, oui, écrire des biographies, c’est tout un art 🙂

Et vous, où en êtes-vous ?

Pensées

Bonne année à tous !

En ce début de nouvelle année, je pensais vous présenter mes vœux : bonheur, santé, prospérité…  Bien sûr, je vous souhaite tout cela, et bien plus encore !

Mais commencer 2019 est aussi l’occasion de faire un retour en arrière sur 2018. Pour moi, l’année écoulée a été placée sous le thème « Ambivalence » : de très bonnes choses sont arrivées, j’ai rencontré des narrateurs et des narratrices extra, tous et toutes d’une gentillesse profonde, tous et toutes rempli.e.s d’un amour profond pour la famille à laquelle ils ou elles souhaitaient transmettre leurs mémoires.

D’un autre côté, comme la lumière n’existe pas sans ombre et inversement, il s’est aussi produit quelques évènements bouleversants, et j’ai rencontré des narrateurs et des narratrices (les mêmes) en proie à une grande tristesse, comme si elle était gravée dans leur cœur.

Je ne vais pas vous raconter pourquoi ils ou elles étaient tristes, car leur vie n’appartient qu’à eux ou à elles, mais permettez-moi de partager ici les leçons que j’en ai personnellement retenues. Si l’on devait résumer l’idée en un seul mot, ce serait celui-ci : communiquez.

Si vous avez quelque chose à dire, dites-le. Si vous n’allez pas bien, dites-le. Si vous le ressentez, cela vaut la peine d’être exprimé.

Ne vous laissez pas enfermer dans les tabous, dans la peur des conséquences ou dans les habitudes.

Parlez. Exprimez-vous. Découvrez que l’autre SAIT écouter. Ou trouvez quelqu’un d’autre pour le faire.

Ne vous emprisonnez pas à l’intérieur de vous-même. Les idées, les sentiments et les émotions vivent dans le partage…

Voilà. Cela semble plus facile à dire qu’à faire, mais en prendre conscience est déjà un premier pas. Extérioriser une souffrance par des moyens adaptés, notamment le langage, en constitue la suite logique.

Surtout, ne vous y trompez pas : c’est le travail de toute une vie que d’apprendre à ne plus se taire. Mais la vie en vaut largement la peine… Je vous souhaite de tout cœur de trouver votre chemin parmi les possibilités infinies qui s’offrent à vous.

Meilleurs vœux à tous, soyez heureux !

Pensées

Bonne rentrée !

Bonjour tout le monde !

Me voilà de retour après un été chargé 🙂 Vous me pensiez en vacances, à profiter du sable doré qui glisse entre les doigts de pieds ? Que nenni !

Cet été, en plus de passer du temps avec mon petit, que nous n’inscrivons au centre de loisirs qu’à mi-temps pour les vacances, j’ai planché sur trois biographies : une pour une dame qui vient de fêter ses 90 ans ; une autre pour un monsieur de 85 ans ; et une dernière pour une jeunette de 60 ans.

De quoi dévoiler un large éventail d’aventures humaines… L’émotion était au rendez-vous ! Et je suis heureuse de contribuer, à ma manière, à la transmission des mémoires familiales 🙂

Alors, à bientôt si le cœur vous en dit !

Pensées

Merci

« J’aime quand l’esprit adopte une forme matérielle : un écrit, un mouvement de danse, un tableau, deviennent l’expression unique d’un instant de vie, comme une photo prise d’un état d’esprit ; l’âme dans toute sa complexité s’affirme dans une incarnation momentanée. »

« Je dois admettre que je suis curieuse de savoir ce qu’il y a à l’intérieur, sous la façade. Pour autant, si je peux être là pour entendre, je ne suis pas là pour juger. »

« J’aime le challenge de prendre en compte toutes les données d’une situation complexe pour arriver à une optimisation du résultat. »

Ces trois phrases, je les ai écrites il y a des années, alors même que je ne connaissais pas le métier d’écrivain-biographe. J’étais en pleine recherche pour une reconversion professionnelle, et ces phrases, sans que j’en saisisse la portée à ce moment-là, m’ont petit à petit emmenée à exercer un métier qui me passionne. J’écris des biographies, pour vous, et je me régale à chaque jour de travail 🙂

Permettez-moi donc de remercier ici toutes les personnes qui m’ont poussée à croire en moi et à tenter ma chance en libéral.

❤ Je vous aime, merci d’être là ❤

Pensées

Le salon des seniors

Le salon des seniors, c’est à Paris et c’est en ce moment !

Vous pouvez y retrouver les Compagnons Biographes : quelques-uns d’entre nous se relaient sur place pour vous accueillir et vous informer 🙂