Mon métier adoré, Témoignages

Une nouvelle dédicace

Je vous avais annoncé la livraison d’hier : elle a bien eu lieu et s’est très bien passée. Cette fois, j’ai porté un carton à la fois au lieu d’en prendre deux d’un coup, et cela m’a évité un nouveau mal de dos 😉

L’émotion était au rendez-vous avec cette narratrice : elle pensait que j’avais fait tout le travail, mais elle s’étonnait elle-même d’avoir réussi à se rappeler de tous ces évènements en détail ! Elle m’a laissé une jolie dédicace… « 18 mois de travail et de partage avec Julie pour l’aboutissement de ce livre qui m’a libérée de mes démons. Merci de tout cœur Julie ! »

Je précise que je ne l’ai libérée de rien du tout, je ne fais pas dans l’exorcisme 😉 C’est le travail de se raconter et de poser les mots sur le papier qui est libérateur… Cela dit, je comprends ce qu’elle veut dire : écrire une biographie avec un écrivain, c’est vraiment un travail qui se construit à deux. Dès lors, l’écrivain-biographe est étroitement impliqué dans le processus émotionnel qui se joue. Ce n’était pas simple, mais ma narratrice en a vu le bout, et je sais qu’elle en est aussi fière que moi…

2019-12-19-Dédicace-CJ-Anonymée

Exemples de récit

Pour bien finir l’année

Tiens, que vois-je ?

Livraison-biographie-CJ

Mais oui ! C’est une nouvelle biographie imprimée !

377 pages en format A5, soit 3 fois le volume d’une biographie classique. Tirée à 20 exemplaires pour l’entourage immédiat de la narratrice.

Livraison prévue pour le 18 décembre… Une très belle manière de finir l’année pour partir sur de nouveaux projets en 2020 🙂

Exemples de récit

Le jour où j’ai décidé de partir marcher

Aujourd’hui, je souhaitais vous parler de ce livre, pour lequel je n’ai agi qu’en relecture-correction : Le jour où j’ai décidé de partir marcher, Journal initiatique d’une jeune femme sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, un récit autobiographique par Raphaëlle Meyer.

Outre le fait que l’auteure soit très sympathique, son récit est authentique, vivant, et son cheminement donne à réfléchir. Tout est dans le titre et, en même temps, si peu. En parcourant les chapitres, vous pourrez marcher avec elle et découvrir ce qui l’a marquée au cours de son avancée sur ce chemin mythique. Difficile d’en dire plus sans trop en révéler : je vous laisse voir par vous-même… 🙂

Le jour où j’ai décidé de partir marcher: Journal initiatique d’une jeune femme sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle

Exemples de récit

Féminin Malher, le replay de France 5

Je vous parlais ici de cette histoire de naissance prématurée qui m’avait beaucoup touchée. Aujourd’hui, vous pouvez voir l’auteure du livre faire une apparition dans les Maternelles, sur France 5. La vidéo dure cinq minutes, et c’est plaisant à voir. 🙂

https://www.youtube.com/watch?v=CjIrPnG866c

 

Exemples de récit

Féminin Malher, histoire d’une naissance prématurée

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un livre que je n’ai pas écrit. Une histoire vraie, comme je les aime !

Féminin-Malher-Histoire-D-Une-Naissance-Prématurée
Féminin Malher, histoire d’une naissance prématurée

Ce livre a été écrit et illustré par Anne Malher, maman de la petite Agathe, née à sept mois de grossesse dans des conditions dramatiques. Sous une forme mixant la BD et le roman graphique, cette illustratrice de profession raconte les premiers mois de vie de sa fille avec une grande tendresse. Les tâches d’aquarelle qui servent d’arrière-plan à ses dessins font ressortir toutes les émotions qui l’ont traversée durant cette période. Vous l’aurez compris, je vous le recommande !

La campagne de crowdfunding, à laquelle j’ai participé, est terminée. Vous pouvez à présent vous procurer le livre sur le site des éditions Pourpenser : https://www.pourpenser.fr/ados-adultesdes-9-ans/482-feminin-mahlernaissance.html

Bonne journée et bonne lecture !

Exemples de récit, Mon métier adoré

Marc L’invincible

Bonjour !

Dans cet article, je vous expliquais qu’il m’arrive d’écrire des ouvrages qui ont vocation à être diffusés au plus grand nombre.

Je viens justement de finaliser le livre qui relate l’histoire de Marc L’invincible, un petit garçon victime du syndrome de Wolff-Parkinson-White, une maladie rare qui n’a pas été diagnostiquée à temps car il n’en présentait aucun symptôme… jusqu’à ce qu’il s’écroule d’un arrêt cardiaque à l’âge de quatre ans.

Les parents de Marc lui ont prêté leur voix, et je leur ai, à mon tour, prêté ma plume, pour décrire les épreuves qu’ils ont traversées. Beaucoup, beaucoup d’émotion dans ce livre !

Je vous invite à découvrir cette biographie sur Amazon, en version e-book ou en version imprimée : https://www.amazon.fr/dp/B07Y4KC5S1?ref_=pe_3052080_397514860

Lisez, partagez, commentez et parlez-en autour de vous ! Tous les bénéfices serviront à payer les soins médicaux de Marc, ainsi qu’à financer la traduction du livre en langue anglaise, pour une diffusion au plus large.

2019-07-18-1ère-couverture-SSP-V2-EBOOK

 

Merci encore à la famille de Marc pour leur confiance dans ce projet.

Markousha vaincra !

 

 

 

Exemples de récit, Mon métier adoré

Un projet achevé…

La livraison dont je vous parlais dans l’article précédent s’est très bien déroulée. J’ai remis les cinq exemplaires commandés à la fille de la narratrice, ma cliente. Nous avons discuté de l’ouvrage, de la santé actuelle de sa maman, et de choses et d’autres. C’est vraiment un plaisir de se rendre compte qu’au-delà du travail en lui-même, les relations qui se construisent en filigrane sont également porteuses de sens… et de joie !

J’ai reçu l’autorisation de vous montrer la couverture du livre (anonymée). Et j’ai même eu droit à une petite dédicace !!!

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Mon métier adoré

Livraison imminente !

Une vie parmi tant d’autres, par GM.

149 pages de texte + 40 pages de photo, le tout au format A5.

Une vie parmi tant d'autres, par GM

Merci à la famille de GM pour sa confiance tout au long de cette aventure 🙂

Merci à l’imprimerie Jouve, Paris, pour leur impression parfaite en tous points 🙂

Mon métier adoré

Une interview radio sur le métier d’écrivain-biographe

Pascale Bigard, une de mes compagnes biographes, a été interviewée par Radio Intensité. En quelques mots choisis (environ 1 min 30 au total), elle décrit très joliment ce qui constitue l’essence de notre métier : https://intensite.net/2009/actu2019/chartres-le-metier-d-ecrivain-biographe-avec-pascale-bigard-296134

En écoutant la voix de Pascale, j’ai appris qu’elle avait une formation initiale de psychologue clinicienne, comme moi ! Quelle coïncidence ! Quoique, au vu de notre profession, il est quand même assez logique d’y retrouver des personnes formées à l’écoute de l’humain.

Mais, attention, gardez bien à l’esprit que nous ne sommes pas thérapeutes… 😉

Exemples de récit

Fiction généalogique, le texte

Voici le texte finalement rédigé sur Marie, dont je vous avais parlé dans cet article : Fiction généalogique, les coulisses

Il s’agit d’un récit relativement court, car le but n’était pas d’éditer un ouvrage distinct,  mais d’intégrer le texte dans un livre reprenant les photos d’une cousinade.


01/04/1906, au large de Suez

« Marie !… Marie !… »

Marguerite secoue sa sœur pour la réveiller. Mais la jeune fille a le sommeil lourd…

« Marie ! »

Marguerite se saisit du broc d’eau posé à côté de la cuvette et le renverse sur la tête de sa jeune sœur. Ce genre de choses est toujours radical.

Des éclairs de colère illuminent les yeux de la jeune fille trempée, à présent dressée sur son séant mais, à l’expression de Marguerite, elle comprend vite que le geste était justifié, et cela achève de la réveiller complètement.

« Marie, Firmin est très malade, le médecin de bord veut le faire débarquer à Suez pour qu’il soit soigné à l’hospice. Vite, rassemble tes affaires, réveille les enfants et préparez-vous à descendre à terre. Je m’occupe de Firmin et de nos affaires. »

Marie hoche la tête. Au repas, elle avait bien remarqué la couleur de peau maladive de son beau-frère…

04/04/1906, hospice de Suez

Firmin est décédé dans la nuit. Après avoir débarqué du bateau, on les a orientés vers l’hospice des Sœurs du Bon Pasteur. Mais, malgré les bons soins des sœurs, son beau-frère a succombé. Pendant que Marguerite s’occupe des formalités relatives au décès de son époux, Marie s’occupe de René, son neveu de neuf mois, à présent orphelin de père, et d’Eugénie, leur plus jeune sœur à Marguerite et elle.

10/04/1906, Suez

« Comment ça, je dois rester ici ??? Je veux rentrer à Saïgon avec vous !

– Marie, je t’ai déjà expliqué que c’est impossible ! Tu sais que je n’ai pas accès aux fonds de Firmin, et il me reste tout juste assez pour rentrer à Saïgon avec René et Eugénie. Tu es la plus âgée, je te confie aux sœurs de l’hospice en attendant de toucher ma pension de veuvage pour te ramener. »

Tout s’effondre autour de Marie. Comment peut-elle rester seule dans un pays étranger à quinze ans seulement ?

22/08/1906, Saïgon

« Bonjour, Monsieur, je venais voir si ma pension de veuvage avait été arrêtée.

– Ah oui, Madame M ! Je l’ai vue passer ce matin. Voilà, vous avez droit à mille deux cent francs par an. Ce droit est rétroactif à partir du lendemain du décès de feu Monsieur M.

– Mille deux cent francs par an ? Mais je… Enfin, c’est une somme ridicule pour vivre avec mon fils. Cent francs par mois, vous imaginez ? N’y a-t-il pas une erreur ?

– Non, Madame, je regrette, pas d’erreur. L’autre moitié de la pension est dévolue aux enfants du premier mariage de Monsieur M.

– Quel premier mariage ? »

21/01/1907, Suez

« Vous m’avez demandé, ma sœur ?

– Oui, Marie, entrez et asseyez-vous. »

Marie prend place sur une chaise inconfortable pendant que Sœur Mila feuillette un dossier pour en sortir un courrier.

« Marie, j’ai reçu une lettre de votre sœur Marguerite, qui vous a confiée à nous. Je n’irai pas par quatre chemins. Elle indique dans sa missive qu’elle ne pourra plus continuer à payer les cinquante francs mensuels qui payaient votre pension chez nous. Or, nous ne pouvons pas nous permettre de vous accueillir gracieusement. »

Marie est mortifiée, elle sent les larmes qui menacent dangereusement de s’écouler. Que va-t-on faire d’elle ? Elle arrive toutefois à conserver assez de contenance pour murmurer :

« Où vais-je aller, ma sœur ? Je ne connais personne à Suez, à part les bonnes sœurs de l’hospice…

– Allons, allons, reprenez-vous, jeune fille ! Nous ne sommes pas sans cœur, ce serait même contraire aux valeurs de l’hospice que de vous demander de partir. Non, simplement, nous allons vous demander de payer, à la place de votre sœur, votre présence parmi nous, en effectuant les tâches ménagères. Vous laverez les sols, les vitres, ferez la vaisselle, aiderez à la cuisine, à la blanchisserie, à la couture, au cirage des chaussures… »

16/05/1908, Saïgon

« … et voilà toute l’histoire, Monsieur le Gouverneur, c’est pourquoi je vous supplie aujourd’hui d’intervenir pour obtenir le rapatriement de la jeune Marie et…

– Du calme, Monsieur Dürwell, du calme ! Vous avez bien plaidé votre affaire, n’en doutez pas. Du reste, votre renommée au sein du Service de Protection de l’Enfance suffisait largement à me faire intervenir. Je vais rédiger une missive sur le champ pour demander au Chargé d’Affaires de France au Caire les modalités de rapatriement de la jeune fille. »

09/06/1908, Suez

« Bonjour, Marie. »

Marie lève les yeux de son ouvrage, interloquée. La plupart du temps, les sœurs ne s’embarrassent pas d’un « bonjour ». De plus, à l’hospice, il n’y a généralement pas d’homme, hormis les patients et les jeunes orphelins.

L’homme qui se tient devant elle est bien habillé, légèrement bedonnant, ne manquant visiblement de rien dans la vie. Homme d’affaires ? Officier en civil ? Gouvernement ?

« Marie, je suis le Chargé d’Affaires de France au Caire. »

Gouvernement, donc.

« Il a été porté à ma connaissance que tu vis à Suez, séparée de ta famille depuis plus de deux ans. Est-ce que je m’adresse bien à la bonne personne ?

– Oui, Monsieur. Ma sœur Marguerite n’a pas pu me ramener à Saïgon après le décès de son mari.

– Bien, simple vérification. Marie, je dois maintenant te poser la question suivante : souhaites-tu rentrer à Saïgon ? »

Marie se fige. Durant la dernière année, elle n’a que trop entendu les sœurs médire de la sienne, disant qu’elle l’avait abandonnée, et elle n’a que trop rêvé que sa sœur fasse parvenir à Suez l’argent de son retour pour clouer le bec à ses mégères. Mais rien n’arrivait jamais… Marie baisse les yeux, déchirée.

Percevant son trouble, l’homme se rapproche d’elle.

« Marie, est-ce que tout va bien ? Es-tu bien traitée ici ? »

La jeune fille ferme les yeux : elle connaît par cœur à présent le travail de l’aube jusqu’à la nuit, avec des nuits bien trop courtes pour s’en remettre. Les sœurs lui disent tous les jours d’arrêter de rêver. Mais cet homme, le Chargé d’Affaires de France présent dans la pièce, est bien réel. Alors, elle saisit sa chance.

« Oui, Monsieur, je souhaite plus que tout rentrer à Saïgon.

– Bon, je vais en informer le gouvernement d’Indochine. Je ne peux pas te promettre que ce sera rapide, mais nous allons trouver une solution. »

10/09/1908, Port-Saïd

« Marie R ?

– Oui, Monsieur.

– Bien. Comment s’est passé le trajet depuis Suez ? Pas trop chaud ?

– Non, Monsieur. Tout s’est très bien passé, Monsieur.

– Bon, tant mieux. Marie, le paquebot que tu vois là s’appelle Le Tonkin. Il appartient aux Messageries Maritimes, et j’en suis le capitaine. Tu seras sous ma responsabilité durant tout le voyage. »

L’homme en uniforme, plein de prestance, plisse les yeux dans le soleil faiblissant et observe la jeune fille.

« Hmmm… J’avais prévu de te faire une leçon pour t’expliquer comment bien te comporter avec les passagers du bateau, mais je vois que tu as reçu une bonne éducation, ce ne sera pas la peine. Attends-moi là, je règle quelques affaires avec l’intendant, puis je te montrerai ta cabine. »

L’homme s’éloigne.

Alors, Marie, dix-sept ans, peut enfin se tourner et contempler longuement le bateau qui la ramènera à Saïgon après plus de deux ans d’absence.

Un léger sourire apparaît sur ses lèvres. Enfin, elle rentre chez elle…