Mon métier adoré

Votre vie est un roman


« Ta vie, c’est un roman ! Tu devrais écrire un livre ! »

Certain⋅es de mes narrateurs et narratrices m’ont confié que cette phrase, prononcée par un⋅e ami⋅e, avait été un déclencheur pour elles et eux. C’est ce qui leur avait donné l’idée / l’envie / la motivation de se lancer et me contacter. Et si je vous disais que cette phrase est beaucoup plus profonde que ce que vous imaginez ? C’est précisément ce que j’ai découvert ces derniers mois en me formant à l’approche narrative auprès de Pierre Blanc-Sahnoun.

Une formation enrichissante et passionnante


Pour rappel, je vous annonçais dans cet article que j’allais suivre une formation pour toujours mieux vous accompagner. Voilà qui est chose faite ! Le 25 juin 2026, j’ai participé à un webinaire avec Pierre Blanc-Sahnoun, un évènement qui venait clôturer la formation passionnante suivie avec lui depuis le 21 mars : « Comment intégrer l’approche narrative dans sa pratique ». Aujourd’hui, je voudrais partager avec vous l’un des piliers de l’approche narrative.

Nos vies sont des romans

C’est un fait : une autobiographie ne peut prétendre être exhaustive. Pensez-y. Chaque seconde qui passe dans notre vie produit un nombre considérable de sensations physiques, d’émotions, de pensées, de gestes, de paroles, etc. Faire le récit complet de chaque seconde, sur toute une vie, même une tranche de vie, serait impossible.

Quand nous décidons de raconter un évènement, nous faisons donc des choix. Nous laissons de côté ce qui nous paraît moins important et nous mettons en exergue ce qui nous semble porter davantage de sens. Ce que nous choisissons de mettre en récit ne correspond en fait qu’à une toute petite partie de ce que nous avons réellement vécu. Comme le dit Pierre Blanc-Sahnoun : « Nos histoires racontées sont un archipel à la surface d’un océan d’expériences non historisées. » Attendez, le meilleur reste à venir ! En effectuant un choix parmi toutes nos expériences vécues pour en faire une histoire, nous prenons à ce moment-là une décision d’ordre littéraire. C’est ainsi que, même sans écrire le moindre mot, nous devenons… des auteurs ! Nos vies sont des romans, dont nous sommes les auteurs, que l’on soit engagé ou non dans un parcours d’écriture autobiographique.

Une découverte qui transforme ma pratique


Cette formation sur l’approche narrative relève d’un domaine transverse à mon métier d’écrivain-biographe. À la base, elle n’est pas directement liée à mon cœur de métier. Et pourtant… Je sens que, petit à petit, l’approche narrative va occuper une place centrale dans ma manière de pratiquer. Je pensais suivre cette formation pour toujours mieux vous accompagner dans l’écriture de votre autobiographie. J’y ai découvert quelque chose d’encore plus précieux : sans le savoir, vous avez déjà commencé à l’écrire. Chaque fois que vous racontez un souvenir, que vous partagez une expérience ou que vous choisissez ce qui mérite selon vous d’être transmis, vous êtes déjà à l’œuvre. Avant même de prendre la plume, vous êtes déjà l’auteur de votre vie.

Mon métier adoré

Cinq ans plus tard, la saga familiale est terminée !

Souvenez-vous, il y a quelques années, je vous ai parlé d’une biographie pour laquelle je faisais des recherches sur une personne décédée. Je vous ai également transmis le témoignage rempli d’émotion de mon client, qui était tellement heureux que j’ai réussi à rassembler suffisamment de matière pour parler de feu son père avec intégrité et humanité.

Aujourd’hui, je suis fière de vous annoncer que cette saga familiale, commencée en 2021, est terminée ! La première partie est une courte biographie des parents de mon narrateur. La deuxième partie reprend le même principe, mais avec les parents de son épouse. Enfin, la troisième partie raconte la vie du client lui-même.

Ce fut un projet très enrichissant. Les moteurs de recherche et le site Retronews m’ont particulièrement aidée dans la partie « recherche sur les ascendants ». J’ai pu reconstituer un certain nombre d’éléments solides à partir de données (très) dispersées.

Ce fut aussi un travail de longue haleine, puisqu’il s’est étalé sur cinq ans. Mon narrateur résidant à l’étranger, il ne pouvait passer avec moi que quelques jours par an pour réaliser les entretiens. Pour les échanges au cours du reste de l’année, malgré la distance, le projet a avancé régulièrement.

En résumé, si vous êtes intéressé pour faire écrire votre saga familiale, sachez que c’est possible ! Contactez-moi pour en discuter.

NB : Ce que je vous présente ci-dessous est une couverture modifiée (photo, titre et nom d’auteur), pour préserver l’anonymat de mon narrateur et de son épouse. À bientôt !

Mon métier adoré, Questions-réponses

Pourquoi j’écris toutes mes biographies à la 1ère personne ?

Vaste question que voilà. Je dirais que la réponse peut s’appuyer sur trois éléments :

  • La nature de mon travail
  • Ma méthode de travail
  • Le processus psychique à l’œuvre dans la construction du livre

La nature de mon travail

Quand on me demande mon métier, je dis que je suis écrivain-biographe. Je peux aussi dire juste biographe. C’est vrai. Et, en même temps, pas tout fait. Quand on parle d’un biographe, on peut s’imagine que c’est un écrivain/journaliste qui va interroger une célébrité pour raconter la vie de celle-ci. Ou un historien qui va faire des recherches pour compiler les hauts faits d’un militaire décédé à la guerre de 14. Par exemple. Dans ces cas-là, l’auteur du livre va décrire (de manière plus ou moins objective) la vie d’un tiers, objet de la biographie en question.

Ce n’est pas exactement ce que je fais. Dans mon travail, mes narrateurs sont vivants et me confient leur autobiographie… à l’oral. Je leur prête alors ma plume pour mettre tout cela à l’écrit et je conserve l’expression à la 1ère personne du singulier. Il/elle parle en « Je » ; j’écris en « Je ». Pourquoi ? Parce que, quand le narrateur s’épanche sur ses pensées et sentiments, il invite le lecteur dans la confidence. Conserver la 1ère personne aide le lecteur à s’identifier plus facilement au narrateur.

Par ailleurs, la manière de parler, les expressions, le vocabulaire propres au narrateur ne sont pas mis distance par une transcription à la 3e personne. À mon sens, le proche du narrateur (souvent de la famille ou un très bon ami) qui va lire l’ouvrage une fois terminé doit pouvoir dire : « Quand je lis le livre, il est là/on le retrouve/on l’entend. »

Ma méthode de travail

Ensuite, le choix de la personne utilisée dans la rédaction dépend beaucoup de ma méthode de travail. Quand je rédige une autobiographie pour une autre personne, j’essaie de me glisser dans ses chaussures, du moins le temps de l’écriture. Pour faciliter l’imprégnation, il est important de conserver une rédaction à la 1ère personne. Cela me permet aussi de tenir la bride serrée à mon imagination (que j’ai débordante, par ailleurs) et de rester au plus près de la parole de mon narrateur.

Le processus psychique à l’œuvre lors de la construction du livre.

Cette partie-là n’est pas sans faire écho à mon précédent article https://cellequilie.net/2025/03/26/la-dimension-therapeutique-dans-la-pratique-biographique/. Quelque chose de l’ordre du psychique se joue dans l’élaboration conjointe du livre : en déroulant son récit de vie, le narrateur structure ses expériences passées, avec du recul, et se les réapproprie. En résumé, il SE raconte. Rédiger ou faire rédiger son autobiographie concourt à la construction de soi. C’est quelque chose qui serait impossible si on ne conservait pas l’expression à la 1ère personne pour l’écriture.

En conclusion, si j’utilise systématiquement la 1ère personne dans mes biographies, c’est parce que je souhaite en conserver l’aspect intimiste. Il ne s’agit pas de savoir que telle personne a vécu tel évènement, mais bien de comprendre comment cette personne a été impactée par l’évènement en question. Quelles pensées l’ont traversée dans un instant-clé ? Quelles émotions l’ont bousculée ? Je suis persuadée que rédiger à la 1ère personne assure l’authenticité du récit, dans le sens où cela permet au narrateur d’exprimer SA vérité.

Auparavant, je disais que mon métier consistait à donner une voix à ceux qui n’en avaient pas. Avec sept années d’expérience maintenant, j’aurais plutôt tendance à moduler cette phrase. En réalité, mon métier consiste à rendre aux narrateurs leur propre voix.

Pensées

L’enfance laisse des traces…

… au propre comme au figuré ! Un matin, après le départ de mon homme pour emmener notre fils à l’école, je suis entrée dans la salle de bains pour poser les yeux sur ça :

Cela m’a frappée. Il suffisait d’une couche de buée sur un miroir, d’une traînée de sable sur le béton, d’un millimètre de neige dans le jardin pour que mon fils éprouve le besoin de laisser une trace dans ce matériau temporaire. L’enfant laisse des traces…

En tirant un peu sur ce fil de pensées, j’en suis arrivée à ce qui est devenu la phrase-titre de cet article. L’enfance laisse des traces. Chaque personne est la résultante de tous les évènements qui l’ont impactée et de toutes les décisions qu’elle a prises jusque-là. Or, si l’enfance à elle seule ne peut expliquer toute la complexité d’un individu, cette partie de la vie joue tout de même un rôle prépondérant dans la construction d’une psyché.

Nous avons tous et toutes des souvenirs de notre enfance. Ils sont plus ou moins heureux, selon les circonstances, mais tous, sans exception, ont contribué à façonner petit à petit la personne que nous sommes devenue. Notre enfance a laissé des traces, impossible de faire autrement. Pour dresser un parallèle plus concret : en suivant les traces d’un animal dans la neige, il est possible de le suivre. De la même manière, on peut remonter sa piste pour connaître son point de départ.

Je ne vous dis pas cela pour vous inciter à partir à la chasse, rassurez-vous. Ou plutôt si, mais une chasse d’un genre particulier : une chasse aux souvenirs de votre enfance ! Une quête très spécifique qui, au détour de la rédaction de votre autobiographie, vous permettra d’investiguer les pourquoi et les comment qui émaillent peut-être votre parcours. Vous pourrez ainsi remonter votre propre trace, tout en en créant une nouvelle sous forme d’un livre à transmettre à vos proches.

Je vous laisse y réfléchir, accompagné·es de ces quelques mots trouvés en dédicace du roman graphique Derrière le Rideau, de Sara del Giudice :

[…] À tous les grands-parents qui ont raconté

et à tous les petits-enfants qui ont écouté.

Exemples de récit

Mamie Ma – nouvelle biographie imprimée

Bonjour !

La semaine dernière, j’ai terminé une nouvelle biographie ! Cette-fois, l’ouvrage était offert par les petits enfants à leur grand-mère… qui était absolument réticente ! Alors, je ne dirais pas que je l’ai amadouée parce qu’au cours des entretiens, j’ai suffisamment entendu de : « Je ne veux pas écrire ce livre ! » Il n’y a pas de secret : quand l’ouvrage est difficile, ce qui aide, c’est de le découper en tous petits bouts. En l’occurrence, cela signifiait :

  • Des entretiens d’1/2h à la fois seulement,
  • Par téléphone, car les visioconférences étaient inenvisageables,
  • Des rendez-vous fixés à la fin de chaque entretien (plutôt qu’à la livraison du texte) pour assurer un engagement et une régularité.

En procédant de la sorte, nous avons réussi à aller au bout du projet. Et, une fois le livre bouclé, quand j’ai demandé à Mamie Ma (pseudo) ce qu’elle pensait du résultat obtenu, elle a répondu :

Ben, je ne pensais pas que j’en dirais tant ! Et puis, c’était bien agréable de discuter avec vous !

Ouf, mission accomplie ! Je peux m’estimer comblée ! Les conditions d’écriture non idéales font d’autant plus ressortir ma joie d’avoir contribué à cet ouvrage.

Voici une couverture fictive, toujours afin de vous montrer un visuel tout en assurant la confidentialité de ma narratrice.

Si vous voulez faire rédiger votre biographie ou celle d’un de vos proches, contactez-moi ! À bientôt pour en discuter 🙂

Mon métier adoré

Mon métier adoré selon ChapGPT

Pour fêter cette nouvelle année, j’ai lu, fait des câlins à ma petite famille, mangé des douceurs au dessert et profité d’une belle promenade au soleil le long de la rivière. Puis, je me suis dit que j’allais jeter un coup d’œil à ChatGPT, histoire de voir à quoi ressemblait la bête. Histoire de le tester un peu, je lui ai demandé s’il savait ce qu’était un écrivain-biographe. Voici ce qu’il m’a répondu :

Un écrivain-biographe est un professionnel spécialisé dans la rédaction de biographies, c’est-à-dire des récits détaillés de la vie d’une personne. Le travail d’un écrivain-biographe implique souvent des recherches approfondies sur la vie du sujet, des entretiens pour recueillir des informations, et la capacité à organiser ces éléments de manière narrative et engageante.

Voici quelques aspects clés du métier d’écrivain-biographe :

  1. Recherche : Collecter des informations précises sur la vie du sujet, en utilisant des sources variées telles que des entretiens, des documents d’archives, des journaux intimes, etc.
  2. Entretiens : Conduire des entretiens avec le sujet lui-même, ainsi qu’avec des proches, des amis et d’autres personnes liées à sa vie.
  3. Organisation : Structurer les informations recueillies de manière à créer une narration fluide et cohérente de la vie du sujet.
  4. Écriture : Rédiger la biographie de manière à captiver les lecteurs tout en restant fidèle aux faits et à la personnalité du sujet.
  5. Éthique : Respecter les normes éthiques de la profession, notamment en termes de confidentialité et de respect de la vie privée du sujet.

En soi, sa réponse n’était pas fausse. J’ai tout de même tenu à lui préciser qu’il y avait quelques différences entre un biographe privé et un biographe qui va rédiger la vie d’une personne célèbre. Beau joueur, il m’a rétorqué :

Absolument, vous avez raison. Les biographes publics et privés ont des domaines d’activité distincts, bien que le processus de recherche et d’écriture puisse être similaire. Voici quelques différences clés entre les deux :

Biographe Public :

  1. Célébrités et Personnalités Publiques : Les biographes publics se concentrent généralement sur la rédaction de biographies de personnalités publiques, telles que des célébrités, des leaders politiques, des artistes, des sportifs, etc.
  2. Accès à l’Information : Ils ont souvent un accès plus facile à des informations publiques, des articles de presse, des interviews médiatiques, et d’autres ressources disponibles au grand public.
  3. Visibilité : Les biographies publiques ont souvent une plus grande visibilité en raison de l’intérêt déjà existant pour la vie de la personne célèbre.

Biographe Privé :

  1. Personnes Ordinaires : Les biographes privés se concentrent sur la rédaction de biographies pour des personnes ordinaires, qui peuvent ne pas être connues du grand public.
  2. Confidentialité : Ils doivent souvent traiter des informations plus sensibles et respecter la vie privée de leurs clients. La confidentialité est une considération majeure.
  3. Approche Personnalisée : Les biographes privés travaillent étroitement avec leurs clients pour capturer leurs expériences de vie de manière personnalisée et authentique.
  4. Objectif Spécifique : La biographie privée peut avoir un objectif spécifique, comme la préservation des histoires familiales, la documentation de la vie d’un aïeul, ou la création d’un héritage pour les générations futures.

Chaque type de biographe a ses propres défis et responsabilités, mais tous visent à capturer et à raconter l’histoire de leur sujet d’une manière engageante et fidèle à la réalité.

Alors, j’ai pensé : « Ma foi, si une intelligence artificielle parvient à établir la différence entre ces deux métiers, c’est déjà ça de pris… » C’est donc reparti pour un tour en 2024 ! Après 3 biographies bouclées en 2023, 7 contrats en cours et 3 en suspens pour raisons de santé, nous verrons bien de quoi 2024 sera fait ! Excellente année à tous et toutes, prenez soin de vous !!! 🙂

Mon métier adoré

Fiche pratique biographie n°10 – Combien coûtent les services d’un·e écrivain-biographe ?

Une question récurrente qui demande une réponse pertinente.

Tout·e biographe privé·e a sa propre grille tarifaire. Il est nécessaire de le/la contacter pour obtenir un devis correspondant au projet envisagé.

>> À chaque biographie son estimation sur mesure !

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Fiche pratique biographie n°9 – Faire appel à un·e écrivain-biographe… Oui, mais quand ?

Dans notre monde toujours si pressé, quand peut-on trouver le temps de se lancer dans cette aventure ?

La fréquence et la durée des entretiens nécessaires à la réalisation d’une biographie sont fixées en accord avec le/la biographe qui vous accompagne.

>> Un·e écrivain-biographe pourra vous proposer une gamme de créneaux horaires pour s’adapter à votre emploi du temps.

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Fiche pratique biographie n°8 – Une biographie privée, ça se fait où ?

Où ont lieu les entretiens ?

Les entretiens peuvent avoir lieu :

  • à votre domicile ;
  • en visio, via votre ordinateur, tablette ou smartphone ;
  • par téléphone.

>> Il y aura toujours une solution pour réaliser les entretiens nécessaires à une biographie.

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Fiche pratique biographie n°7 – Une biographie, ça se passe comment ?

Schéma-type du processus d’une biographie quand elle est rédigée par un·e écrivain-biographe

  1. Prise de contact avec un·e écrivain-biographe
  2. Validation d’un devis et signature d’un contrat selon le projet
  3. Réalisation d’entretiens enregistrés
  4. Rédaction de textes sur la base de ces entretiens
  5. Mise en page du texte final au format-livre
  6. Suivi d’impression de votre biographie

Note : ce schéma-type s’adapte sur mesure au projet défini. Par ailleurs, il est valable seulement pour l’autrice de ces fiches, car chaque écrivain-biographe a sa propre méthode.