Mon métier adoré

Écrivain-biographe : un métier aux multiples appellations

Écrivain-biographe, biographe familial, prête-plume… Vous vous demandez peut-être quel est le nom exact de mon métier. Bonne nouvelle : toutes les réponses sont bonnes ! Ces termes sont équivalents, et chaque professionnel de la biographie privée choisit celui qui lui semble le plus juste.

Pourquoi tant d’appellations distinctes ?

Peut-être que vous vous êtes déjà posé la question : « Qui pourrait m’aider à écrire mon histoire ? » Et peut-être que vous ne saviez pas qu’un métier existait pour cela…

En réalité, le métier que j’exerce est relativement récent. Écrire une biographie destinée aux proches d’une personne n’est devenu une profession que dans la seconde moitié du XXe siècle. Aujourd’hui encore, la pratique est « en cours de structuration ». Les différent⋅es professionnel⋅es qui accompagnent l’écriture de récits de vie pour des particuliers (souvent dans l’idée d’écrire leur vie ou de la transmettre) n’ont pas atteint de consensus quant à la manière de se désigner.

Ce n’est d’ailleurs pas le plus important. Si vous êtes arrivé⋅e sur ce site sans savoir à quoi vous attendre, l’essentiel est plutôt de faire la distinction entre le métier de biographe familial et d’autres professions dont les pratiques sont proches :

  • un biographe, qui écrit le plus souvent sur des personnalités publiques, à partir d’un travail de recherche ;
  • un écrivain public, qui peut se spécialiser dans la biographie, sans que ce soit systématique ;
  • un biographe hospitalier, dont l’activité s’inscrit dans un contexte de soin spécifique.

Par ailleurs, ma profession se trouve à la croisée de plusieurs pratiques :

  • le métier d’écrivain, où l’auteur n’écrit que pour lui-même ;
  • le métier de biographe, comme je l’écrivais plus haut, où l’auteur va s’attacher à raconter la vie d’un personnage illustre, souvent à titre posthume ;
  • le métier d’écrivain public, car il nous arrive de rédiger l’autobiographie d’une personne qui ne peut ou ne souhaite pas le faire seule ;
  • et, dans certains cas, d’un métier d’accompagnement plus introspectif, lorsque le récit de vie permet au narrateur ou à la narratrice de porter un nouveau regard sur son parcours.

J’ai récemment contribué à préciser la définition de mon activité dans une certaine encyclopédie en ligne. 😉 Vous pouvez vous y référer si vous souhaitez une approche plus descriptive. Voir l’article correspondant

En tout cas, quel que soit le nom qu’on lui donne, il s’agit avant tout d’un métier d’écoute et de transmission. Concrètement, j’accompagne des personnes qui souhaitent mettre leur vie en mots, sans forcément savoir par où commencer. Faire appel à un écrivain-biographe, c’est choisir d’écrire sa vie autrement : accompagné·e, écouté·e, et avec des mots qui vous ressemblent.

Comment j’ai choisi de me désigner

Parmi toutes ces appellations, il a bien fallu choisir.

La mention de « biographe privée » me semble laisser trop d’ambiguïté avec la profession de biographe pour les personnages célèbres.

Le terme de « biographe familiale » convient, mais suggère que le livre est nécessairement destiné à une famille, ce qui n’est pas toujours le cas.

J’ai aussi une préférence pour la version anglaise : life story writer. Mais « écrivain de vie » passe moins bien en français.

Quant au terme de « prête-plume biographique pour particuliers », il me paraît simplement trop long.

Je me présente donc comme écrivain-biographe. Mais vous pouvez m’appeler Julie Lucquet, ça marche aussi bien. 😉

Et si ces mots résonnent avec une envie que vous avez depuis longtemps, je serai ravie d’en parler avec vous.
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Vous pouvez aussi découvrir comment se déroule un accompagnement biographique ou consulter des exemples de récits de vie ici, ou , ou encore à cet endroit, ou celui-ci.

Mon métier adoré, Questions-réponses

Pourquoi j’écris toutes mes biographies à la 1ère personne ?

Vaste question que voilà. Je dirais que la réponse peut s’appuyer sur trois éléments :

  • La nature de mon travail
  • Ma méthode de travail
  • Le processus psychique à l’œuvre dans la construction du livre

La nature de mon travail

Quand on me demande mon métier, je dis que je suis écrivain-biographe. Je peux aussi dire juste biographe. C’est vrai. Et, en même temps, pas tout fait. Quand on parle d’un biographe, on peut s’imagine que c’est un écrivain/journaliste qui va interroger une célébrité pour raconter la vie de celle-ci. Ou un historien qui va faire des recherches pour compiler les hauts faits d’un militaire décédé à la guerre de 14. Par exemple. Dans ces cas-là, l’auteur du livre va décrire (de manière plus ou moins objective) la vie d’un tiers, objet de la biographie en question.

Ce n’est pas exactement ce que je fais. Dans mon travail, mes narrateurs sont vivants et me confient leur autobiographie… à l’oral. Je leur prête alors ma plume pour mettre tout cela à l’écrit et je conserve l’expression à la 1ère personne du singulier. Il/elle parle en « Je » ; j’écris en « Je ». Pourquoi ? Parce que, quand le narrateur s’épanche sur ses pensées et sentiments, il invite le lecteur dans la confidence. Conserver la 1ère personne aide le lecteur à s’identifier plus facilement au narrateur.

Par ailleurs, la manière de parler, les expressions, le vocabulaire propres au narrateur ne sont pas mis distance par une transcription à la 3e personne. À mon sens, le proche du narrateur (souvent de la famille ou un très bon ami) qui va lire l’ouvrage une fois terminé doit pouvoir dire : « Quand je lis le livre, il est là/on le retrouve/on l’entend. »

Ma méthode de travail

Ensuite, le choix de la personne utilisée dans la rédaction dépend beaucoup de ma méthode de travail. Quand je rédige une autobiographie pour une autre personne, j’essaie de me glisser dans ses chaussures, du moins le temps de l’écriture. Pour faciliter l’imprégnation, il est important de conserver une rédaction à la 1ère personne. Cela me permet aussi de tenir la bride serrée à mon imagination (que j’ai débordante, par ailleurs) et de rester au plus près de la parole de mon narrateur.

Le processus psychique à l’œuvre lors de la construction du livre.

Cette partie-là n’est pas sans faire écho à mon précédent article https://cellequilie.net/2025/03/26/la-dimension-therapeutique-dans-la-pratique-biographique/. Quelque chose de l’ordre du psychique se joue dans l’élaboration conjointe du livre : en déroulant son récit de vie, le narrateur structure ses expériences passées, avec du recul, et se les réapproprie. En résumé, il SE raconte. Rédiger ou faire rédiger son autobiographie concourt à la construction de soi. C’est quelque chose qui serait impossible si on ne conservait pas l’expression à la 1ère personne pour l’écriture.

En conclusion, si j’utilise systématiquement la 1ère personne dans mes biographies, c’est parce que je souhaite en conserver l’aspect intimiste. Il ne s’agit pas de savoir que telle personne a vécu tel évènement, mais bien de comprendre comment cette personne a été impactée par l’évènement en question. Quelles pensées l’ont traversée dans un instant-clé ? Quelles émotions l’ont bousculée ? Je suis persuadée que rédiger à la 1ère personne assure l’authenticité du récit, dans le sens où cela permet au narrateur d’exprimer SA vérité.

Auparavant, je disais que mon métier consistait à donner une voix à ceux qui n’en avaient pas. Avec sept années d’expérience maintenant, j’aurais plutôt tendance à moduler cette phrase. En réalité, mon métier consiste à rendre aux narrateurs leur propre voix.

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Fiche pratique biographie n°10 – Combien coûtent les services d’un·e écrivain-biographe ?

Une question récurrente qui demande une réponse pertinente.

Tout·e biographe privé·e a sa propre grille tarifaire. Il est nécessaire de le/la contacter pour obtenir un devis correspondant au projet envisagé.

>> À chaque biographie son estimation sur mesure !

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Fiche pratique biographie n°9 – Faire appel à un·e écrivain-biographe… Oui, mais quand ?

Dans notre monde toujours si pressé, quand peut-on trouver le temps de se lancer dans cette aventure ?

La fréquence et la durée des entretiens nécessaires à la réalisation d’une biographie sont fixées en accord avec le/la biographe qui vous accompagne.

>> Un·e écrivain-biographe pourra vous proposer une gamme de créneaux horaires pour s’adapter à votre emploi du temps.

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Fiche pratique biographie n°8 – Une biographie privée, ça se fait où ?

Où ont lieu les entretiens ?

Les entretiens peuvent avoir lieu :

  • à votre domicile ;
  • en visio, via votre ordinateur, tablette ou smartphone ;
  • par téléphone.

>> Il y aura toujours une solution pour réaliser les entretiens nécessaires à une biographie.

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Fiche pratique biographie n°7 – Une biographie, ça se passe comment ?

Schéma-type du processus d’une biographie quand elle est rédigée par un·e écrivain-biographe

  1. Prise de contact avec un·e écrivain-biographe
  2. Validation d’un devis et signature d’un contrat selon le projet
  3. Réalisation d’entretiens enregistrés
  4. Rédaction de textes sur la base de ces entretiens
  5. Mise en page du texte final au format-livre
  6. Suivi d’impression de votre biographie

Note : ce schéma-type s’adapte sur mesure au projet défini. Par ailleurs, il est valable seulement pour l’autrice de ces fiches, car chaque écrivain-biographe a sa propre méthode.

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Fiche pratique biographie n°6 – Un·e écrivain-biographe, oui, mais lequel ou laquelle ?

Qui choisir parmi les biographes privé·es pour réaliser une biographie ?

Si vous avez identifié plusieurs biographes privé·es qui pourraient convenir pour votre biographie, choisissez celui ou celle avec qui le contact est le plus fluide.

Vous allez passer de nombreuses heures en entretien avec le/la biographe, il est donc primordial que vous vous sentiez à l’aise avec la personne qui écrira votre histoire.

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Fiche pratique biographie n°5 – Un·e écrivain-biographe, ça se trouve où ?

Les biographes privé·es sont d’une nature discrète. Où les dénicher ?

Il est possible d’identifier un·e écrivain-biographe :

  • grâce à une recherche internet. Mots-clés : biographe + [nom de votre ville/département]
  • via un réseau professionnel de biographes : Compagnons Biographes, Biographicus, etc.

>> Internet est le moyen le plus rapide de trouver les coordonnées d’un·e biographe privé·e.

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Fiche pratique biographie n°4 – Un·e écrivain-biographe, pourquoi ?

Pourquoi faire appel à un professionnel de l’écriture pour écrire sa biographie ?

>> Parce qu’un·e écrivain-biographe est spécialisé·e dans l’écriture des biographies. Il ou elle en connaît les codes. Vous pouvez vous fier à son expertise.

>> Parce qu’un·e écrivain-biographe est également un professionnel de l’écoute humaine. Il recueille vos paroles avec bienveillance, en toute confidentialité.

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Fiche pratique biographie n°3 – Un·e écrivain-biographe, c’est quoi ?

Les termes « biographe privé » et « écrivain-biographe » fleurissent sur la toile. De quoi s’agit-il ?

Un·e écrivain-biographe va travailler avec vous dans le but de rédiger votre biographie.

Concrètement, il ou elle va vous écouter, rédiger un texte sur la base de vos souvenirs, puis vous accompagner pour imprimer votre ouvrage.

En termes plus poétiques, c’est un artisan de l’écriture qui va modeler votre histoire pour en faire ressortir l’essence.