Mon métier adoré, Pensées

Couper-coller, à l’ancienne

Je me dis que ce titre peut être vu comme une métaphore de l’année qui commence. On prend les bouts qui nous conviennent, et on les arrange dans un ordre qui nous paraît approprié.

De mon côté, j’ai la chance d’avoir eu une bonne année. Quelques frayeurs pour la santé de mes proches, mais tout le monde s’est remis et la vie continue. J’ai profité de la présence de mon compagnon et de mon fils, beaucoup. Et j’ai également pu écrire de chouettes histoires :

  • Un jeune homme de 22 ans, mis à la porte de chez lui à l’âge de 10 ans, qui a traversé deux continents avant de trouver une paix relative.
  • Une jeune femme née sourde qui ne s’est jamais déclarée battue d’avance. Grâce à sa ténacité, elle est devenue la première infirmière sourde en Suisse romande.
  • Une famille dont les membres sont nés en Tunisie, mais qui ont dû quitter leur patrie natale lors de l’indépendance pour rejoindre un pays qu’ils n’avaient jamais connu jusque-là.
  • Une femme dont le conjoint et les enfants sont atteints d’une maladie rare, le syndrome de Lynch. Elle raconte comment, malgré ce coup du sort, sa famille et elle sont toujours allées de l’avant.
  • Un homme, abandonné à l’âge de deux ans, qui aborde avec un grand courage son parcours : comment il a surmonté ses difficultés, comment son père l’a retrouvé et comment lui-même a retrouvé sa mère et ses sœurs.

Ces récits de vie sont toujours en cours en construction. J’aurai l’occasion de vous reparler en détail de certains d’entre eux, car ils sont destinés à sortir du cercle familial. En attendant, je vous embrasse tous et toutes et je vous souhaite une année des plus douces. Prenez soin de vous 🙂

Pensées

Bonne année à tous !

En ce début de nouvelle année, je pensais vous présenter mes vœux : bonheur, santé, prospérité…  Bien sûr, je vous souhaite tout cela, et bien plus encore !

Mais commencer 2019 est aussi l’occasion de faire un retour en arrière sur 2018. Pour moi, l’année écoulée a été placée sous le thème « Ambivalence » : de très bonnes choses sont arrivées, j’ai rencontré des narrateurs et des narratrices extra, tous et toutes d’une gentillesse profonde, tous et toutes rempli.e.s d’un amour profond pour la famille à laquelle ils ou elles souhaitaient transmettre leurs mémoires.

D’un autre côté, comme la lumière n’existe pas sans ombre et inversement, il s’est aussi produit quelques évènements bouleversants, et j’ai rencontré des narrateurs et des narratrices (les mêmes) en proie à une grande tristesse, comme si elle était gravée dans leur cœur.

Je ne vais pas vous raconter pourquoi ils ou elles étaient tristes, car leur vie n’appartient qu’à eux ou à elles, mais permettez-moi de partager ici les leçons que j’en ai personnellement retenues. Si l’on devait résumer l’idée en un seul mot, ce serait celui-ci : communiquez.

Si vous avez quelque chose à dire, dites-le. Si vous n’allez pas bien, dites-le. Si vous le ressentez, cela vaut la peine d’être exprimé.

Ne vous laissez pas enfermer dans les tabous, dans la peur des conséquences ou dans les habitudes.

Parlez. Exprimez-vous. Découvrez que l’autre SAIT écouter. Ou trouvez quelqu’un d’autre pour le faire.

Ne vous emprisonnez pas à l’intérieur de vous-même. Les idées, les sentiments et les émotions vivent dans le partage…

Voilà. Cela semble plus facile à dire qu’à faire, mais en prendre conscience est déjà un premier pas. Extérioriser une souffrance par des moyens adaptés, notamment le langage, en constitue la suite logique.

Surtout, ne vous y trompez pas : c’est le travail de toute une vie que d’apprendre à ne plus se taire. Mais la vie en vaut largement la peine… Je vous souhaite de tout cœur de trouver votre chemin parmi les possibilités infinies qui s’offrent à vous.

Meilleurs vœux à tous, soyez heureux !