Mon métier adoré, Questions-réponses

Pourquoi j’écris toutes mes biographies à la 1ère personne ?

Vaste question que voilà. Je dirais que la réponse peut s’appuyer sur trois éléments :

  • La nature de mon travail
  • Ma méthode de travail
  • Le processus psychique à l’œuvre dans la construction du livre

La nature de mon travail

Quand on me demande mon métier, je dis que je suis écrivain-biographe. Je peux aussi dire juste biographe. C’est vrai. Et, en même temps, pas tout fait. Quand on parle d’un biographe, on peut s’imagine que c’est un écrivain/journaliste qui va interroger une célébrité pour raconter la vie de celle-ci. Ou un historien qui va faire des recherches pour compiler les hauts faits d’un militaire décédé à la guerre de 14. Par exemple. Dans ces cas-là, l’auteur du livre va décrire (de manière plus ou moins objective) la vie d’un tiers, objet de la biographie en question.

Ce n’est pas exactement ce que je fais. Dans mon travail, mes narrateurs sont vivants et me confient leur autobiographie… à l’oral. Je leur prête alors ma plume pour mettre tout cela à l’écrit et je conserve l’expression à la 1ère personne du singulier. Il/elle parle en « Je » ; j’écris en « Je ». Pourquoi ? Parce que, quand le narrateur s’épanche sur ses pensées et sentiments, il invite le lecteur dans la confidence. Conserver la 1ère personne aide le lecteur à s’identifier plus facilement au narrateur.

Par ailleurs, la manière de parler, les expressions, le vocabulaire propres au narrateur ne sont pas mis distance par une transcription à la 3e personne. À mon sens, le proche du narrateur (souvent de la famille ou un très bon ami) qui va lire l’ouvrage une fois terminé doit pouvoir dire : « Quand je lis le livre, il est là/on le retrouve/on l’entend. »

Ma méthode de travail

Ensuite, le choix de la personne utilisée dans la rédaction dépend beaucoup de ma méthode de travail. Quand je rédige une autobiographie pour une autre personne, j’essaie de me glisser dans ses chaussures, du moins le temps de l’écriture. Pour faciliter l’imprégnation, il est important de conserver une rédaction à la 1ère personne. Cela me permet aussi de tenir la bride serrée à mon imagination (que j’ai débordante, par ailleurs) et de rester au plus près de la parole de mon narrateur.

Le processus psychique à l’œuvre lors de la construction du livre.

Cette partie-là n’est pas sans faire écho à mon précédent article https://cellequilie.net/2025/03/26/la-dimension-therapeutique-dans-la-pratique-biographique/. Quelque chose de l’ordre du psychique se joue dans l’élaboration conjointe du livre : en déroulant son récit de vie, le narrateur structure ses expériences passées, avec du recul, et se les réapproprie. En résumé, il SE raconte. Rédiger ou faire rédiger son autobiographie concourt à la construction de soi. C’est quelque chose qui serait impossible si on ne conservait pas l’expression à la 1ère personne pour l’écriture.

En conclusion, si j’utilise systématiquement la 1ère personne dans mes biographies, c’est parce que je souhaite en conserver l’aspect intimiste. Il ne s’agit pas de savoir que telle personne a vécu tel évènement, mais bien de comprendre comment cette personne a été impactée par l’évènement en question. Quelles pensées l’ont traversée dans un instant-clé ? Quelles émotions l’ont bousculée ? Je suis persuadée que rédiger à la 1ère personne assure l’authenticité du récit, dans le sens où cela permet au narrateur d’exprimer SA vérité.

Auparavant, je disais que mon métier consistait à donner une voix à ceux qui n’en avaient pas. Avec sept années d’expérience maintenant, j’aurais plutôt tendance à moduler cette phrase. En réalité, mon métier consiste à rendre aux narrateurs leur propre voix.

Questions-réponses

Question n°8 : qu’est-ce qu’une épreuve de relecture ?

Une épreuve de relecture ! Qu’est-ce que c’est que cette dénomination barbare, encore ? En fait, c’est simplement un autre nom pour désigner le prototype d’un livre.

Imaginez-vous à la fin de votre projet de biographie. Nous avons réalisé les entretiens, j’ai rédigé les textes, puis mis en page votre ouvrage. Vous avez soigneusement relu le contenu, prenant la mesure de l’étendue des souvenirs qui apparaissent sur les lignes. Puis, j’ai transmis les fichiers techniques (les maquettes de l’intérieur et de l’extérieur du livre) à l’imprimeur et je lui ai demandé de m’envoyer une épreuve de relecture.

À réception, ce document nous permettra, à vous et moi, de vérifier le rendu de la couverture et la qualité de l’impression. Si ces éléments nous conviennent, nous pourrons alors signer le BAT (bon à tirer) pour valider le tirage des exemplaires définitifs. L’épreuve de relecture… aura réussi son épreuve ! 😉

Mon métier adoré, Offre spéciale, Questions-réponses

Module de prise de contact

Bonjour à tout le monde !

En ce moment, notre organisation à tous est complètement chamboulée, n’est-ce pas ? Nous improvisons au fil des jours selon les directives gouvernementales, selon les employeurs, selon les capacités de garde/de scolarisation des enfants… Chacun fait ce qu’il peut !

De mon côté, je sais qu’il est difficile de joindre une personne dont les horaires sont variables. Alors, on laisse un message. La personne rappelle, tombe sur votre répondeur à son tour… et laisse un message de son côté. Et ainsi de suite jusqu’à ce qu’un créneau commun soit enfin trouvé. Je trouve cela un peu agaçant, pas vous ?

Alors, je vous propose une solution. Pour une première prise de contact téléphonique, vous pouvez prendre directement rendez-vous sur mon calendrier ! Vous n’aurez pas besoin de créer de compte : vous indiquez juste le créneau auquel vous pouvez me joindre, votre nom et votre adresse mail. Confirmez et le rendez-vous est pris 🙂

https://calendly.com/julielucquet/prise-de-contact

Si vous le souhaitez, vous pouvez aussi m’indiquer votre numéro de téléphone en commentaire du rendez-vous et ce sera moi qui vous appellerai.

À bientôt pour notre première rencontre à distance 🙂

Questions-réponses, Tarifs

Question n°7 : est-ce qu’il y a possibilité d’étaler la dépense ?

Oui, sans aucun souci 🙂

Dans les faits, une fois l’acompte de garantie déposé, vous me réglez au fil de l’eau, après chaque livraison (=transmission des écrits après un entretien). Vous pouvez donc tout à fait espacer les entretiens si votre trésorerie a besoin de souffler un peu.

De plus, la facture de chaque livraison est directement liée aux nombreuses heures passées sur les retranscriptions et réécritures. Si nous décidons de faire des entretiens d’1h30 au lieu de 2h, la facture correspondante sera moins importante. À la toute fin du projet, cela vous reviendra au même coût, mais la dépense sera plus faible de manière ponctuelle.

Questions-réponses

Question n°6 : est-ce que je pourrai récupérer les enregistrements des entretiens quand on a aura fini ?

Bien sûr, si vous le souhaitez ! D’une certaine manière, ces enregistrements pourront ainsi compléter le livre.

Il suffira simplement de m’en faire la demande 🙂

Questions-réponses

Question n°5 : est-ce que j’aurai un livre, après les entretiens ?

OUI. C’est en tout cas la finalité souhaitée la majeure partie du temps par les clients. Avoir un objet fini entre les mains, l’histoire de sa vie couchée sur le papier ! C’est comme un accomplissement.

Vous aurez même votre nom sur la couverture ! Votre autobiographie sera VOTRE livre, du début à la fin. En tant que biographe familial, je vais rédiger pour vous vos mémoires. Mais je ne suis que la plume. VOUS serez l’auteur de ce livre.

Et si nous en parlions ?

Questions-réponses

Question n°4 : est-ce que ma biographie sera prête à temps pour Noël/mon anniversaire/les vacances des enfants à la maison ?

Oui, absolument ! Nous définissons ensemble le planning au moment de la commande, en fonction de vos attentes et des délais nécessaires. Les séances d’entretien seront plus rapprochées si besoin, de manière à ce que vous soyez livré(e) au meilleur moment !

Si vous visez Noël 2017 pour cette biographie, contactez-moi vite pour mettre le train en marche, c’est encore faisable !

Et n’oubliez pas ! Pour toute commande passée jusqu’au 31/03/2018, profitez de 25% de réduction sur mes prestations !

À très vite pour en discuter !

Questions-réponses

Question n°3 : Dans votre présentation sur le site des Compagnons Biographes, vous citez le proverbe « les paroles s’envolent, les écrits restent ». Qu’est-ce qu’il signifie ?

C’est un beau proverbe, n’est-ce-pas ? À l’origine, il avait plutôt une connotation juridique (Verba volant, scripta manent) mais voici comment je l’entends : tout ce que vous raconterez à votre entourage, il pourra l’oublier, le déformer involontairement et ne garder au final de votre mémoire qu’un souvenir aimant, certes, mais pas très précis.


Écrire votre autobiographie, c’est inscrire votre vérité sur le papier. Il n’y a pas de plus bel hommage à votre mémoire que le livre de votre vie qui résistera à l’oubli de l’homme, vous ne pensez pas ?

Je peux vous aider à ancrer/encrer cette trace, appelez-moi !

NOTE : cette question se réfère à ce lien : http://www.compagnonsbiographes.net/ecrivains/Lucquet.html

Questions-réponses

Question n°2 : est-ce que vous pourrez inclure des photos dans le livre de ma vie ?

Oui, bien sûr ! Je peux scanner des photos de vos ancêtres, des lettres anciennes et même un arbre généalogique selon sa taille. Ensuite, j’inclurai tous ces documents essentiels dans votre autobiographie !

Parlons-en si vous voulez bien !

Questions-réponses

Question n°1 : pouvez-vous me donner un exemple d’une autobiographie écrite par un tiers ?

Bien sûr ! Voici un exemple :
http://sage-femme.be/livres-sage-femme/memoires-dune-sage-femme-de-lardeche-au-nez-et-a-la-barbe-des-gens-presses/

Ici, une dame de 70 ans (Marie-Noëlle BAT) raconte comment elle est devenue sage-femme, comment elle a commencé à travailler en tant que telle et comment son métier a évolué au cours des années.
On y retrouve le ton d’une personnalité intègre et le contexte de l’époque, avec les impacts que la guerre a pu avoir spécifiquement sur l’exercice d’un métier déjà difficile en temps de paix.

C’est Marianne VIVIEZ qui a recueilli les mémoires de cette sage-femme retraitée et elle a su en garder toute l’authenticité dans son récit.