Mon métier adoré

Rentrée 2025-2026

Oui, je sais, ce titre est bizarre quand on ne travaille pas dans le milieu scolaire/universitaire. Pourtant, quand on est parent d’un enfant scolarisé, ça revient à peu près au même : on se cale sur son rythme. Bref, j’ai fait ma rentrée.

Dans les épisodes précédents

Entre janvier et juillet 2025, j’ai terminé quatre biographies. Les deux premières ont été auto-éditées par leurs narratrices, Sylvie Balys et Déborah El Ouadidi. Les deux autres sont restées confidentielles, distribuées à la famille et aux proches. Le mois d’août a été plus calme, partagé entre du travail professionnel, de la gestion familiale et les vacances bien nécessaires.

En ce moment

À ce jour, je travaille sur deux biographies actives, auxquelles se rajoutent trois contrats en suspens pour raisons de santé. Cela me libère du temps pour accepter de nouveaux contrats et travailler sur des projets laissés en plan depuis… longtemps.

Les projets professionnels

Je vous les donne en vrac :

  • Cinq articles de fond
  • Au moins une vidéo
  • Reprise des pages de présentation de mon site

Je ne fixe pas de date limite, car la rédaction des biographies est prioritaire. Cela dit, je vous tiendrai au courant de mes avancées. 😉

Bonne semaine à tous et à toutes !

Photo de Hannah Fleming-Hlll sur Unsplash
Mon métier adoré

Votre vie, une histoire unique : le rôle essentiel du biographe humain à l’ère de l’IA

Aux Assises de la Biographie, c’est un sujet qui a été abordé, mais pas débattu. Je crois que, quelque part, nous avions tous et toutes en tête que c’était une évidence et que, bien sûr, une Intelligence Artificielle ne pouvait pas écrire une biographie de la même qualité qu’un être humain. Pourtant, il y a certaines choses qui ne sont pas évidentes pour tout le monde et sur lesquelles il est utile de mettre des mots.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, je voudrais préciser que je ne m’insurge pas contre l’IA. L’Intelligence Artificielle est un outil dont les avantages ne sont plus à prouver. Simplement, je pense qu’un biographe humain peut apporter au récit quelque chose qu’un modèle génératif de langage ne peut pas offrir.

Un peu d’humour ? Cette image a été produite par une IA.

L’écoute humaine irremplaçable

En tant que biographe, quand je recueille des souvenirs oraux, j’écoute intensément. Quand un élément n’est pas clair, je demande des précisions. Quand le narrateur ou la narratrice se tait, je le respecte. Puis je demande pourquoi. Qu’y a-t-il derrière ce silence ? Quelle émotion ? Quel souvenir est tout à coup remonté à la surface ? Un rire, une larme, une grimace, un froncement de sourcil, un clin d’œil, un regard qui se trouble… Ces signaux sont autant d’indices précieux. Je les capte, et cela nourrit ma compréhension de la personne qui est en face de moi et, donc, de son histoire. Cette connexion humaine unique me permet d’écrire de manière authentique. Mon travail va au-delà d’une transcription linéaire et factuelle, car il vise à rendre justice à la complexité d’une personnalité. Ambivalence des sentiments, intensité des émotions… De même que la voix, le vocabulaire et l’humour d’un narrateur ou d’une narratrice, ces éléments font partie intégrante de la subjectivité humaine et ont toute leur place dans un récit de vie.

La contextualisation indispensable

Au cours de la construction de mes biographies, je me tourne beaucoup vers mes narrateurs et narratrices pour leur demander de préciser des dates. J’insiste pour recréer une chronologie fidèle, ceci pour une contextualisation double.

  • La contextualisation par rapport à « la grande Histoire ».

Une vie se construit au sein d’une société, laquelle est amenée à traverser des périodes-clés : guerres, droit de vote pour les femmes, émeutes civiles, légalisation de l’avortement, réduction du temps de travail, confinements dus aux pandémies, etc. Quand une personne se confie à moi, je mets son histoire en perspective avec ce qu’il s’est passé cette année-là au niveau sociétal. Les décisions qu’on peut prendre avant, pendant ou après une guerre mondiale ne seront pas les mêmes. Connaître le contexte d’un choix permet de mieux en cerner les raisons.

  • La contextualisation par rapport aux étapes de la vie.

Cet aspect-là est primordial dans l’écriture d’une biographie. Le nombre d’années que l’on a au compteur lors de la prise d’une décision se lit en relation avec la phase officielle dans laquelle quelqu’un se trouve à ce moment-là : enfance, adolescence, majorité, grand âge… Souvent, c’est cohérent mais, parfois, on rencontre des situations où une petite de 10 ans va devoir prendre une décision d’adulte. Ou alors une personne adulte, du fait de son état de santé, va se retrouver dépouillée de sa capacité à faire des choix majeurs et donc être reléguée à une condition d’enfant sur le plan légal. Il est alors essentiel d’identifier ces points de divergence dans la frise chronologique de la vie d’une personne. Cela donne tout un éclairage sur le fonctionnement de celui/celle qui se raconte.

La biographie comme un reflet de l’âme.

Les IA peuvent structurer des textes entiers, mais ce qu’elles produisent manque souvent d’âme. Lors de la rédaction d’une biographie, je m’efforce de rendre la personnalité du narrateur ou de la narratrice presque palpable, vivante, touchante. Mon objectif, c’est que les proches de la personne reconnaissent sa voix entre les lignes.

Un récit de vie rédigé par mes soins n’est pas qu’un document chronologique : c’est un héritage affectif. Il transmet des valeurs, des gestes, des silences. Il donne à voir une façon d’être au monde. Cette épaisseur-là, cette sensibilité, c’est ce que j’essaie de faire passer dans l’écriture. Il s’agit de trouver les mots qui vibrent avec ce que la personne est. Chaque tournure, chaque image, chaque changement de rythme contribue à rendre le texte vivant, habité.

Par ailleurs, lors des entretiens, je ressens souvent les émotions que m’a confiées la personne. Je revis avec elle ses souvenirs, je tremble, je ris, je m’émeus. Cette implication se ressent dans le texte, comme une empreinte invisible.

Comme je le disais plus haut, les biographies que je rédige ne sont pas un simple reflet de vie en noir et blanc. Ce sont des images colorées enrichies d’une compréhension nuancée et de la profondeur émotionnelle que le narrateur ou la narratrice aura bien voulu partager. Au-delà d’un algorithme, c’est une richesse humaine mise en mots par une humaine pour d’autres humains.

Exemples de récit

Malgré tout, je brille ! – EXTRAIT –

Un extrait du livre de Déborah El Ouadidi pour vous donner envie d’en lire davantage. Pour rappel, l’ouvrage est disponible sur ce lien : https://www.thebookedition.com/fr/malgre-tout-je-brille–p-416757.html

CHAPITRE 6 : LE PLACEMENT
Nous avons quitté notre domicile pour nous rendre à l’ASE, qui n’était pas très éloignée. Prise par les émotions, j’étais sous le choc. Peut-être ai-je croisé des personnes que je connais- sais sur le chemin, mais je ne m’en souviens pas. Tout reste très flou dans mon souvenir. Une fois dans l’établissement, nous sommes monté·es à l’étage. Deux femmes se tenaient dans le couloir. L’atmosphère était étrange. Au départ, je pensais que ces personnes étaient des employées de l’ASE qui avaient pitié du tableau que nous offrions mais, quand j’ai vu le regard qu’une des femmes portait sur Lorenzo et Enzo, j’ai compris. Et, d’emblée, je ne l’ai pas aimée.
L’éducateur, dénommé Rachid, nous a fait rentrer dans une salle. La femme a suivi. Rachid a fait les présentations : elle s’appelait Véronique *** et c’est elle qui serait la famille d’accueil pour nos frères. Sur le moment, je n’ai retenu ni le prénom ni le nom de la femme. Je ne voyais que son acte à venir : elle allait me voler mes petits [frères]. Mon cœur était déchiré. J’essayais de garder mon sang-froid, mais je n’y parvenais que difficilement. Ce moment-là me semble avoir été rapide, pourtant je l’ai vécu de manière très intense. Un tsunami d’émotions variées me submergeait : tristesse, colère, jalousie, peur, anxiété, stress… Nous avons dit au revoir à Lorenzo et Enzo, et ils sont partis. Je me suis effondrée.

Exemples de récit, Mon métier adoré

Malgré tout, je brille !

À l’automne 2023, j’ai reçu un appel d’une jeune fille, Déborah. Pleine d’entrain, elle m’a décrit son projet de publier un livre autobiographique. Elle avait 23 ans seulement, mais une vie déjà remplie d’une multitude d’évènements plus ou moins heureux. Vous avez peut-être entendu sa voix si vous avez écouté mon interview dans l’émission de radio sur France Bleu Isère, car elle faisait partie des auditeurs invités à s’exprimer ce jour-là. Mon Interview Radio : Chronique d’une Émission Sur les Biographies

Nous avons travaillé sur son livre pendant 18 mois. Déborah est pétillante, pleine de joie de vivre malgré tout ce qu’elle a traversé. C’est elle qui a trouvé le titre de son livre, et je trouve qu’il la représente parfaitement. Comme on dit, elle a le talent de raconter en riant ce qu’elle a vécu en pleurant. Déborah, c’est une histoire de résilience, d’envie farouche de s’en sortir, envers et contre tout. Je suis très heureuse de l’avoir accompagnée dans son cheminement et fière de vous annoncer la sortie de son livre Malgré tout, je brille !

Je vous laisse le lien vers le livre (disponible au format broché et en e-book) et une image de la couverture pour vous donner envie. 🙂 https://www.thebookedition.com/fr/malgre-tout-je-brille–p-416757.html

Mon métier adoré, Questions-réponses

Pourquoi j’écris toutes mes biographies à la 1ère personne ?

Vaste question que voilà. Je dirais que la réponse peut s’appuyer sur trois éléments :

  • La nature de mon travail
  • Ma méthode de travail
  • Le processus psychique à l’œuvre dans la construction du livre

La nature de mon travail

Quand on me demande mon métier, je dis que je suis écrivain-biographe. Je peux aussi dire juste biographe. C’est vrai. Et, en même temps, pas tout fait. Quand on parle d’un biographe, on peut s’imagine que c’est un écrivain/journaliste qui va interroger une célébrité pour raconter la vie de celle-ci. Ou un historien qui va faire des recherches pour compiler les hauts faits d’un militaire décédé à la guerre de 14. Par exemple. Dans ces cas-là, l’auteur du livre va décrire (de manière plus ou moins objective) la vie d’un tiers, objet de la biographie en question.

Ce n’est pas exactement ce que je fais. Dans mon travail, mes narrateurs sont vivants et me confient leur autobiographie… à l’oral. Je leur prête alors ma plume pour mettre tout cela à l’écrit et je conserve l’expression à la 1ère personne du singulier. Il/elle parle en « Je » ; j’écris en « Je ». Pourquoi ? Parce que, quand le narrateur s’épanche sur ses pensées et sentiments, il invite le lecteur dans la confidence. Conserver la 1ère personne aide le lecteur à s’identifier plus facilement au narrateur.

Par ailleurs, la manière de parler, les expressions, le vocabulaire propres au narrateur ne sont pas mis distance par une transcription à la 3e personne. À mon sens, le proche du narrateur (souvent de la famille ou un très bon ami) qui va lire l’ouvrage une fois terminé doit pouvoir dire : « Quand je lis le livre, il est là/on le retrouve/on l’entend. »

Ma méthode de travail

Ensuite, le choix de la personne utilisée dans la rédaction dépend beaucoup de ma méthode de travail. Quand je rédige une autobiographie pour une autre personne, j’essaie de me glisser dans ses chaussures, du moins le temps de l’écriture. Pour faciliter l’imprégnation, il est important de conserver une rédaction à la 1ère personne. Cela me permet aussi de tenir la bride serrée à mon imagination (que j’ai débordante, par ailleurs) et de rester au plus près de la parole de mon narrateur.

Le processus psychique à l’œuvre lors de la construction du livre.

Cette partie-là n’est pas sans faire écho à mon précédent article https://cellequilie.net/2025/03/26/la-dimension-therapeutique-dans-la-pratique-biographique/. Quelque chose de l’ordre du psychique se joue dans l’élaboration conjointe du livre : en déroulant son récit de vie, le narrateur structure ses expériences passées, avec du recul, et se les réapproprie. En résumé, il SE raconte. Rédiger ou faire rédiger son autobiographie concourt à la construction de soi. C’est quelque chose qui serait impossible si on ne conservait pas l’expression à la 1ère personne pour l’écriture.

En conclusion, si j’utilise systématiquement la 1ère personne dans mes biographies, c’est parce que je souhaite en conserver l’aspect intimiste. Il ne s’agit pas de savoir que telle personne a vécu tel évènement, mais bien de comprendre comment cette personne a été impactée par l’évènement en question. Quelles pensées l’ont traversée dans un instant-clé ? Quelles émotions l’ont bousculée ? Je suis persuadée que rédiger à la 1ère personne assure l’authenticité du récit, dans le sens où cela permet au narrateur d’exprimer SA vérité.

Auparavant, je disais que mon métier consistait à donner une voix à ceux qui n’en avaient pas. Avec sept années d’expérience maintenant, j’aurais plutôt tendance à moduler cette phrase. En réalité, mon métier consiste à rendre aux narrateurs leur propre voix.

Exemples de récit, Mon métier adoré

Une biographie de plus !

La semaine dernière, j’ai livré une biographie. Le narrateur et sa belle-fille (commanditaire de l’ouvrage) m’avaient invitée pour l’occasion. Alors que nous nous régalions d’infusions et de petites douceurs, j’ai pu remettre au narrateur (98 ans !) six exemplaires de son récit de vie.

Une demande peu habituelle pour ce récit : le narrateur a souhaité qu’il soit imprimé en A4. Par souci de confidentialité, je vous dévoile ici une version fictive de la couverture du livre. Le nom inscrit en haut est en fait celui du photographe, grâce auquel nous avons pu avoir accès à cette belle image. Le titre qui apparaît n’est pas non plus le vrai.

Photgraphie par Mick Haupt, sur unsplash.com

Je suis très heureuse d’avoir contribué à l’élaboration de cet ouvrage, qui s’est étalée sur quatre années. Merci aux deux personnes concernées (qui se reconnaîtront) pour leur confiance renouvelée. ❤

Pensées

La dimension thérapeutique dans la pratique biographique

Comme indiqué sur ma page Facebook (https://www.facebook.com/cellequilie), les 21 et 22 mars derniers, je suis montée à Paris pour participer aux 1ères Assises de la Biographie organisées par Aleph (https://assisesdelabiographie.aleph-ecriture.fr/). Deux jours d’immersion parmi presque 200 biographes de France (+ Suisse, + Belgique, + Canada). Nous avons assisté à des conférences, des tables rondes et intégré des ateliers participatifs en petits groupes.

Avoir participé à ces Assises m’a fourni de la matière pour un certain nombre d’articles. Aujourd’hui, j’ai choisi de vous parler, comme le titre de cet article le dit, de la dimension thérapeutique rencontrée dans ma pratique en tant que biographe. Ce sont de bien grands mots pour aborder un sujet, somme toute, assez simple : au cours de la rédaction d’une biographie, le narrateur ou la narratrice interrogé·e peut éventuellement se retrouver plongé·e dans une lecture thérapeutique de sa vie.

Une dimension thérapeutique pas systématique et certainement pas obligatoire

Cette optique thérapeutique ne s’impose pas dans le cadre du contrat. Je ne suis pas thérapeute, ne vise pas à le devenir et prends bien soin de prévenir les narrateurs/narratrices de cette notion essentielle. En outre, cette vision thérapeutique de la biographie n’apparaît même pas à tous les coups lors de la construction du livre, car elle n’en constitue pas l’objectif premier.

Au cours de l’élaboration de son témoignage, la personne qui se raconte va retracer son parcours de vie. En relisant son évolution sous un certain angle et avec du recul, elle va pouvoir se rendre compte de tout ce qu’elle a traversé. Ce processus de relecture va, parfois, lui apporter un apaisement. De temps en temps, ce soulagement pourra ouvrir la voie vers un espoir de guérison de ses maux par ses mots.

Le non-rôle de l’écrivain-biographe dans ce processus éventuellement thérapeutique.

Comme je l’ai écrit plus haut, je ne suis pas thérapeute. Cette forme d’auto-thérapie possible qui apparaît lors d’une biographie n’émane donc que de la personne qui se confie. De mon côté de professionnelle de l’écriture, je procède avec une extrême prudence face à ce matériau si sensible qu’est la psyché humaine. Je m’assure notamment de :

  • Rester dans la bienveillance et le non-jugement.
  • Laisser l’espace nécessaire au narrateur/à la narratrice pour souffler quand la personne est remuée par ses réminiscences.
  • Respecter le rythme auquel les souvenirs sont transmis. Toutes les données ne remontent pas à la surface instantanément. Certaines parties de la mémoire restent dans l’ombre jusqu’à ce que le temps soit venu pour elles d’être revisitées.
  • Conseiller à la personne de ne pas rester isolée face à sa détresse, sa souffrance. (Voir des ami·es et/ou des professionnel·les de l’accompagnement humain.)

Le kintsugi

Une dimension thérapeutique se révèle donc parfois quand on fait rédiger sa biographie (ou quand on la rédige soi-même, cf. cet excellent article de psychoplume https://psychoplume.com/autobiographie-therapeutique/). Pour moi, en tant que biographe, ce n’est pas l’objectif visé. Le travail thérapeutique ne concerne que le narrateur/la narratrice. Par contre, comme l’évoquait Valéria Milewski (https://passeur-de-mots.fr/) lors d’une table ronde pendant les Assises, on peut envisager la démarche de se raconter comme une forme de kintsugi : sur une poterie brisée, on peut appliquer une laque mêlée, notamment, à de la poudre d’or pour relier tous les morceaux et obtenir un résultat magnifié. Je vous souhaite à tous et à toutes d’être à vous-même votre œuvre de kintsugi.

Illustration par Julie Mezua, illustratrice IA
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Une biographie du début à la fin

Écrire. Écrire des histoires. Raconter des vies. Expliquer des choix. Dévoiler des non-dits. Rassurer et donner espoir. Transmettre un message. Revenir au début, à l’origine. Laisser mijoter. Reprendre le texte, le relire, le relier à la parole recueillie. Peaufiner pour, enfin, déposer. Voir un sourire se dessiner, un remerciement se former. L’écouter. L’accepter.

Merci à vous, Sylvie, pour cet exemplaire dédicacé qui me va droit au cœur. 🙂

Exemples de récit

De l’ombre à la clarté, un extrait de la biographie

Bonjour à tous et à toutes, Sylvie Balys et moi avons pensé que cela pourrait être sympa de partager un bout du livre avec vous, histoire de vous donner une idée du contenu. Le voici, le voilà !

Mes parents m’ont raconté qu’à cette même période de mon enfance, je me réveillais en pleine nuit et que j’allais alors les retrouver dans leur chambre à coucher. Parfois, je m’asseyais au bord du lit parental et, d’autres fois, je me tenais là, debout, les yeux ouverts, regardant dans le vide. Mes parents se sont inquiétés et m’ont emmené voir notre médecin de famille. Celui-ci les a informés que j’étais somnambule, leur expliquant qu’il ne fallait pas qu’ils s’inquiètent et leur donnant le conseil de ne pas me réveiller tout en me ramenant tranquillement dans mon lit. Cela s’est produit de nombreuses fois. À une occasion, je suis carrément sortie de l’appartement, me retrouvant un étage en dessous, assise sur une marche de l’escalier. Heureusement qu’au même moment, mon père s’était levé pour aller aux toilettes. Ainsi, il avait vu la porte d’entrée ouverte et était donc venu me récupérer. Dès lors, les clés ne furent plus laissées sur la serrure de la porte d’entrée.

De mon côté, je n’ai gardé aucun souvenir de mes virées nocturnes. C’étaient systématiquement mes parents qui me racontaient ce qu’il s’était passé au cours de la nuit. Cela a duré peut-être trois ou quatre mois, puis ce phénomène m’a quittée et n’est plus jamais revenu.

Encore aujourd’hui, je me pose la question : QUI empruntait mon corps à ce moment-là ? Je pense honnêtement qu’une entité prenait possession de mon corps lors de ces crises de somnambulisme, d’autant que cela se passait dans la période où la tante Léa se trouvait là…


Ça vous intéresse ? La suite se trouve ici.

Exemples de récit

De l’ombre à la clarté

Aujourd’hui, je vous propose l’achèvement d’une aventure commencée en janvier 2022, soit il y a trois ans, avec Sylvie Balys. Achèvement qui commence avec un début : la commercialisation du livre ! Je ne vous raconte pas l’histoire, je ne veux pas gâcher le suspens mais, sans plus attendre, voici le résumé de cette autobiographie écrite sous pseudonyme :

Originaire de Côte d’Ivoire, la mère de Sylvie a grandi dans une famille sous l’emprise d’une secte spécialisée dans la magie noire, une influence malveillante qui marquera toute son existence. Bien que Sylvie et sa mère aient quitté leur terre natale pour s’installer en France, des forces occultes incarnées par les Initiés continuent de les hanter et de les attaquer à travers des puissances invisibles et destructrices.
Sous l’emprise de ces forces, Sylvie se trouve progressivement poussée à commettre des actes de violence, un enchaînement tragique qui la mène jusqu’en prison. La disparition brutale de sa mère, emportée par un cancer foudroyant, devient un tournant décisif dans la vie de Sylvie, qui doit alors se battre pour briser le cercle infernal de souffrance et de manipulation qui l’a poursuivie.
Malgré ces épreuves dévastatrices, Sylvie trouve la force de se reconstruire, de se réapproprier son libre arbitre et de protéger ses cinq enfants, qu’elle chérit plus que tout. À travers cette autobiographie poignante, elle nous livre l’histoire bouleversante d’une femme qui, face à la violence et à l’adversité, cherche à retrouver la paix intérieure et à se libérer définitivement des chaînes invisibles qui ont marqué son destin.

Le lien vers le livre, qui existe en version papier et e-book : https://tinyurl.com/523c5c7u