Il y a quelque temps, j’ai été contactée par Pierre Monaton, journaliste à France Bleu Isère. Désirant organiser une émission sur le thème des biographies, il me proposait d’y participer. Je suis restée sans voix un moment. Quoi ?! Passer à la radio ?! C’était trop beau pour être vrai ! (Syndrome de l’impostrice, bonjour !) Mais ce n’était pas une blague…

Aujourd’hui, 23 octobre : arrivée dans les bureaux de France Bleu Isère. Ambiance studieuse pour les quelques personnes présentes sur place. Pierre vient me chercher, m’indique la porte du studio et dit : « C’est bleu, on va pouvoir entrer. » Je le suis, et nous débarquons à la fin de l’émission en cours. Trois journalistes sont à pied d’œuvre, avec une technicienne-réalisatrice en régie. Je m’assieds en silence sur un siège libre et je regarde de tous les côtés. Cinq écrans plats disposés autour d’une table en U, chacun accompagné d’un micro et d’un casque imposants. Deux écrans encore plus grands sont fixés depuis le plafond et descendent en surplomb des vitres de séparation avec l’espace de régie. Deux poteaux s’illuminent de temps en temps en rouge ; je comprendrai plus tard qu’ils permettent de différencier les moments d’antenne ou en off.
Les journalistes du 6h-9h matinal terminent leur session, et la nôtre commence. Après une brève introduction, Pierre Monaton m’interroge sur mon métier, mais le timing est très court. Pour respecter la programmation prévue par la radio (publicités, jingles, chansons, etc.), nous devons faire rentrer les questions-réponses en 5 minutes grand maximum. Exercice difficile pour moi, qui aime rentrer dans les détails ! Puis, des auditeurs appellent et livrent leur témoignage. Là aussi, devoir les cantonner à 5 minutes est un crève-cœur. Il y aurait tellement de questions à poser, tellement d’émotions à recevoir ! Au fil des minutes, nous recevons en ligne Franck, Nours, Déborah (une de mes narratrices qui avait accepté de témoigner en direct) et Bernard. Au cours des pauses imposées, nous gérons les aspects techniques : rectification de la position de mon micro, hausse du volume du haut-parleur pour que je puisse entendre les auditeurs correctement, préparation des questions suivantes, etc. Après une dernière ligne droite de questions-réponses, l’émission se termine déjà. Je n’ai pas vu passer l’heure et quart qu’a duré l’épisode.
Je ressors des locaux de France Bleu Isère avec l’impression d’avoir couru plusieurs sprints. D’une certaine manière, c’est le cas. Au cours d’une émission de radio, on court… après le temps. Tout est chronométré à la seconde. Journalistes et régie se passent le relais si rapidement qu’on ne sait plus où donner de la tête. Je suis admirative devant leur travail si synchrone !
Très rapidement, le replay de l’émission est disponible en ligne : https://www.francebleu.fr/emissions/bienvenue-chez-vous-par-france-bleu-isere
Je réécoute l’émission, fais circuler le lien de replay sur Facebook, envoie un mail à Pierre et à Déborah pour les remercier à nouveau, puis m’attelle à l’écriture de cet article. Sachant que j’ai aussi une biographie en cours de finalisation sur laquelle travailler cet après-midi, je crois que je vais bien dormir ce soir, moi…


