Pensées

Quand j’étais petit⋅e

Aujourd’hui, j’ai eu la chance d’assister, avec ma consœur Céline DORMOY, à l’avant-première du film Quand j’étais petit⋅e. En tant que biographes, nous ne pouvions qu’être intéressées par la thématique annoncée dans le titre.

Je vous épargne le suspense : ce film était une pépite. Beaucoup de rires, quelques larmes et un émerveillement de découvrir nos Anciens par le biais de ces interviews menés par des enfants.

La réalisatrice, Sophie LORIDON, était présente. Après la séance, le public (élèves d’une école primaire – entre 8 et 10 ans – et adultes) a pu échanger avec elle sur la durée du projet, sur le pourquoi de son film et sur l’avenir qu’elle lui prévoit.

Le projet s’est étalé sur dix ans, dont trois en tournage. Trois cent heures d’images à trier et à monter pour produire le film.

Le pourquoi, bien sûr, c’est la transmission des mémoires, le lien entre les générations, la possibilité offerte aux spectateurs de pouvoir vibrer avec l’histoire des personnes interrogées. C’est aussi apprendre aux enfants qui ont participé au projet comment se déroule un film, depuis le tournage jusqu’à la présentation en salle.

Quant à l’avenir du film, celui-ci sortira en salles le 29 avril prochain mais, d’ici cette date, la tournée d’avant-premières continue en Auvergne-Rhône-Alpes. Si vous êtes dans le coin, je vous recommande chaudement d’aller vous régaler du film. Toutes les informations sont ici : https://quandjetaispetit.fr/

En sortant de la salle, je me suis dit que ces récits, recueillis avec simplicité et respect, ressemblaient à ceux que l’on confie parfois dans l’intimité d’une rencontre… ou que je reçois dans le cadre d’une biographie. Des fragments de vie qui, mis bout à bout, racontent bien plus que des souvenirs : une humanité partagée. Quand j’étais petit⋅e rappelle combien il est précieux de prendre le temps d’écouter celles et ceux qui nous précèdent, et combien leurs histoires continuent de nous construire.